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L'art de la génuflexion

Le télémark pourrait être le fruit du croisement entre le ski alpin et le ski de randonnée. Pourtant il est l'ancêtre de ces deux activités. Il est né en 1868, de l'imagination fertile de Sondre Norheim, un Norvégien du comté de Telemark.
Ils sont élégants, fluides et rapides. Ils tournent et retournent dans un slalom sans fin; leurs genoux fléchissent l'un après l'autre sans jamais se fatiguer. Aucune neige, aucune pente ne leur fait peur. Ils passent partout en faisant corps avec la montagne. Ils pratiquent le télémark, une technique, un style et même un art, la glisse absolue...Fluidité et élégance sont les premiers mots qui viennent à l'esprit quand on voit un télémarkeur exécuter le geste parfait. De ce mouvement esthétique se dégage une impression de facilité, un peu comme si le virage télémark était le moyen le plus naturel de descendre une pente skis aux pieds.
A la première tentative, l'impression de fluidité est moins nette: garder sa stabilité, bien descendre ses genoux, empêcher ses skis de se transformer en aiguilles à tricoter ne sont pas si simple. N'oubliez pas que seuls vos orteils sont liés aux skis, et ce, dans les même descentes qu'en skis alpins.

Repousser l'inaccessible

Quand deux télémarkeurs se croisent sur une piste ils s'arrêtent toujours pour se saluer et discuter. Ils font partie d'une même famille.En télémark on sent beaucoup plus la neige, on ne lutte pas contre, mais on est plus proche, en dedans, au coeur de la glisse.Dans une épaisse poudreuse, sur de la belle neige vierge, le télmarkeur est encore plus beau à voir que sur une piste damée.Lors des premières descentes, les premiers virages télémark sont rarement parfaits. La fluidité du mouvement donne des illusions sur la facilité d'un geste somme toute assez complexe.

En attendant la neige, vous pouvez aller visiter le site du Ski-Club Epalinges!